Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours)
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La révolution des données : l′Afrique doit s′en saisir pour accélérer son développement socioéconomique !

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Populations urbaine et rurale

Dans l’étude de la population humaine, la distinction ville/rurale est très importante par ce qu’elle a de grandes implications socioéconomiques. En Afrique particulièrement, le concept de modernisation (quelque soit le contenu exact que l’on lui donne) est très prégnant, comprenant tout ce qui est changement de comportement dans tous les secteurs de la vie, et généralement il renvoie à tout ce qui est bon dans ces transformations socioéconomiques. Modernisation dans le sens africain, parlant surtout du milieu urbain, serait l′adaptation aux modes de vie étrangères, occidentales en somme. D′où le fait que l′on la magnifie, peu d′études critiques y étant consacrées.

Alors, on commence par bien s’entendre sur la question de l’urbanisation. L’espace urbain s’oppose à l’espace rural (on peut évoquer des sous catégories à l’instar des espaces semi-urbains). Les critères administratifs sont les plus simples et communs (tout chef-lieu d’unité administrative étant d’emblée une ville). Les autres critères, plus complexes et dépendant des pays sont aussi plus variés. Cependant on n’a pas noté l’impact de cette variabilité était suffisamment grand pour induire des biais significatifs dans l’évaluation de la population urbaine. Globalement, la population urbaine d’un groupe de pays est tout simplement la somme des populations urbaines de chacun des pays.

Hormis les enquêtes et recensements pour l’estimation directe des populations urbaine et rurale, le manuel VIII des Nations Unies permet de faire des projections qui vous donnent simultanément ces deux catégories de population dans le futur. Cependant, on ne s’intéresse pas toujours à la population urbaine totale d’un pays. Suivant la situation qui se pose, il faut inventorier les possibilités qui s’offrent et au besoin faire des hypothèses les plus raisonnables possibles pour résoudre le problème.

La projection des grandes villes ou régions peut être faite selon plusieurs méthodes. En économie planifiée, la méthode des proportions peut convenir avec quelques rectificatifs pour conserver la vraisemblance des résultats. Comme il ressort de la discussion sur ces méthodes dans le manuel VIII des Nations Unies, en définitive la méthode des composantes reste conseillée du fait qu’en utilisant la population urbaine totale, la ville spécifique considérée ne peut évoluer qu’en proportion raisonnable au sein de la population urbaine totale de façon à éviter tout résultat incongru. Il est possible, se référant à la diversité de définition de ville, de procéder exactement comme on l’a fait pour la population urbaine totale, en retenant dans un premier temps la plus grande ville comme l’unique ville, puis de proche en proche en cumulant les villes par ordre décroissant (la population de la seconde ville s’obtient par soustraction de la première et ainsi de suite…).

Souvent, la méthode des NU est adaptée à la projection de la population urbaine totale, puis on interpole et extrapole l’évolution linéaire non pas en pourcentages, mais en degrés logistiques correspondant à ces pourcentages dans une table appelée " table de la courbe logistiqueDemProj1 pour des valeurs de 100dt allant de -480 à +480. La transformation logistique équivaut à l’année fictive à laquelle on estime que le pourcentage urbain sera atteint (l’année 0 est l’année où le pourcentage urbain vaut 50%, et la différence entre les taux exponentiels d’accroissement de la population urbaine et de la population rurale). Ainsi, alors que 100dt par définition désigne l’année de la table, DemProj2  est aussi par définition le pourcentage de la population urbaine dans la population totale.


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