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La révolution des données : l′Afrique doit s′en saisir pour accélérer son développement socioéconomique !





La santé dans les OMD

La santé est l′un des biens précieux de la population. Dans les OMD, c′est l′un des sujets qui cumule le plus d′indicateurs. Nous les passons ci-dessus en revue, sans les étudier individuellement. En cas de besoin, chacun d′eux peut faire l'objet d'une étude spécifique.

Dores et déjà il est clair que l′évolution d′ensemble concoure au niveau et à la tendance de la mortalité que l′on peut observer pour le cas du Cameroun en cliquant sur ce lien.

Cibles et indicateurs concernés

Objectif 1, cible 2, indicateur 4 : Pourcentage d′enfants (de moins de 5 ans) présentant une insuffisance pondérale
Objectif 1, cible 2, indicateur 5 : Proportion de la population n′atteignant pas le niveau minimal d′apport calorique
Objectif 4, cible 5, indicateur 13 : Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
Objectif 4, cible 5, indicateur 14 : Taux de mortalité infantile
Objectif 4, cible 5, indicateur 15 : Pourcentage d′enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole
Objectif 5, cible 6, indicateur 16 : Taux de mortalité maternelle
Objectif 5, cible 6, indicateur 17 : Proportion d′accouchements assistés par du personnel de santé qualifié
Objectif 6, cible 8, indicateur 18 : Taux de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes (15-24 ans)
Objectif 6, cible 8, indicateur 19 : Taux d′utilisation de la contraception
Objectif 6, cible 8, indicateur 20 : Taux de scolarisation des orphelins par rapport au taux de scolarisation des autres enfants non orphelins (10-14 ans)
Objectif 6, cible 8, indicateur 21 : Taux de prévalence du paludisme et taux de mortalité lié à cette maladie
Objectif 6, cible 8, indicateur 22 : Proportion de la population vivant dans les zones à risque qui utilise des moyens de protection et des traitements efficaces contre le paludisme
Objectif 6, cible 8, indicateur 23 : Taux de prévalence de la tuberculose et taux de mortalité lié à cette maladie
Objectif 6, cible 8, indicateur 24 : Proportion de cas de tuberculose détectés et soignés dans le cadre DOTS (traitement de brève durée sous surveillance directe)
Objectif 7, cible 9, indicateur 29 : Proportion de la population utilisant des combustibles solides
Objectif 7, cible 11, indicateur 30 : Pourcentage des populations urbaine et rurale ayant accès à une source d’eau potable
Objectif 7, cible 11, indicateur 31 : Proportion de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement (zones urbaines et rurales)
Objectif 8, cible 17, indicateur 46 : Proportion de la population ayant durablement accès à des médicaments de base d’un coût abordable

OMD et post-OMD ou ODD

Nous sommes quasiment à l′heure du bilan pour les OMD. Ce bilan nécessairement varie selon l′objectif, la cible et l′indicateur pour chaque pays, puis d′un pays à l′autre.

 

Dans un article de Thomas W. Merrick (Thomas W. Merrick, 2002, Population and Poverty: New Views on an Old Controversy; International Family Planning Perspectives, Volume 28, Number 1,  Pp 41-46), le lien souvent déclaré entre fécondité et pauvreté porte parfois à controverse. Dans les années 1960 et 1970, on a cru fortement que la baisse de la fécondité dans les pays en développement allait justement booster leur développement. Mais dès les années 1990, après que des signes de baisse sensible de la fécondité aient été aperçus çà et là dans le Tiers Monde, on a vite déchanté, car l′automatisme attendu dans l′amélioration des conditions de vie des populations n′a pas du tout suivi. En effet, le dividende issu de la baisse de la croissance démographique dépend de beaucoup d′autres choses dont l′intensité et l′échelonnement des changements démographiques, le statut socioéconomique de la femme, ainsi que les politiques économiques poursuivies durant cette période entre autres.

 

Comme illustration, on a trois régions à forte croissance démographique et à faible niveau d′utilisation des contraceptifs entre 1987 et 1998 qui ont connu des évolutions très contrastées de leur niveau de pauvreté. Il s′agit d′abord de l′Afrique Subsaharienne où aucun changement significatif n′a eu lieu ; puis dans le Moyen Orient et l′Afrique du Nord, l′extrême pauvreté a beaucoup reculé tandis qu′elle a plutôt augmenté dans la troisième région constituée de l′Asie du Sud.

 

Le débat consistant pour les uns à voir dans la forte fécondité la cause essentielle de la pauvreté qui ne peut être résorbée que grâce à la baisse de cette fécondité, et pour les autres à considérer que les grandes campagnes de réduction de la fécondité ne conduisent pas au développement qui est la résultante des politiques économiques mises en œuvre n′a sans doute pas lieu d′être. Politiques économiques et politiques démographiques doivent aller de pair pour assurer le mieux-être de la population. Point n′est besoin de recourir aux théories malthusiennes pour trouver les solutions aux problèmes de population et de développement aujourd′hui. Au demeurant, les conclusions et recommandations de la CIPD de 1994 au Caire sont encore d′actualité.

La question du développement durable n′est pas nouvelle. Entre autres, le sommet de Johannesburg a repris en bonne place le premier principe de la déclaration de Rio en 1992, mettant l′accent sur le fait qu′il fallait prendre la pleine mesure avec laquelle la population et la société interagissaient avec l′environnement naturel. Si on ne s′intéresse qu′aux pays en développement, les changements démographiques y prennent des formes et des tendances très variées, aucune uniformisation n′étant possible. Les possibles « fenêtres démographiques » qui s′ouvrent suite à ces changements ne conduisent pas de la même façon aux opportunités comparables. Autrement appelées dividende démographique, il faut éviter le piège de penser d′extrapoler sur les opportunités d′amélioration des conditions de vie des populations, sans prendre en compte tous les particularismes de chaque pays, notamment les contraintes multiples qui faussent la plupart des prévisions basées sur des comportements rationnels où le bien-être commun l′emporte sur les intérêts égoïstes… Pour ce qui est des catastrophes naturelles (ampleur, étendue, réaction de la communauté internationale, etc.), elles ne s′inscrivent pas dans le domaine des prévisions. Ainsi, la fièvre Ebola qui a durement touché trois pays africains a laissé un impact socioéconomique très négatifs sur ces pays, chose que l′on ne pouvait pas prévoir (les réactions se sont-elles faites à temps et à la hauteur du mal ? Ceci est un autre débat !).


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