Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours)
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La révolution des données : l′Afrique doit s′en saisir pour accélérer son développement socioéconomique !




Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours) Afrique

L′avenir de la population mondiale sera très tributaire de la démographie africaine!
L’évolution démographique, pour ce qui est de l’Afrique, est aujourd’hui très significative. Pour le monde, cette évolution en temps réel peut être visualisée ici. Mais il ne s’agit que d’une illustration reposant en gros sur les tendances observées, toute projection comportant un certain nombre d’incertitudes somme toute acceptables sous des hypothèses données.



Si on subdivise simplement le monde en trois comme il suit : Pays développés, Afrique et Reste des pays moins développés, on constate que depuis 1950 la part démographique des pays développés ne cesse de baisser au profit des deux autres groupes. Ces évolutions donnent aujourd’hui à réfléchir sur l’avenir avec les difficultés diverses qui empêchent l’Afrique de se développer au rythme souhaité, tout en créant des flux de migrations qui sont une composante importante de la croissance démographique, impactant aussi sur le développement économique. L′Afrique pourra-t-elle capitaliser ce boom démographique ?

  
Principales rubriques Questions émergeantes en matière de population et de développement en Afrique Principales sources d‘information sur la démographie africaine

Questions démographiques du moment

Plus de 7 milliards d‘humains à gérer

Nouvelles formes migratoires

La fécondité baisse-t-elle vraiment en Afrique ?

Vieillissement de la population africaine :
est-ce pour bientôt?

Dernières brèves

La révolution des données : les outils d’analyse

Recensements de la décennie 2010 en Afrique

Les dernières EDS en Afrique



L′Afrique dans toutes ses contradictions

On parle souvent de l’Afrique comme s’il s’agissait d’une entité territoriale et d’établissements humains uniformes. Or quelque soit l’indicateur socioéconomique considéré, l’écart dans l’espace sur le continent est généralement assez important d’un point à l’autre, d’une région à l’autre. Aussi la dimension et l’importance de chaque problème soulevé dépend du pays/de la région où on se trouve.

Néanmoins, un certain nombre de préoccupations se partage en Afrique parmi lesquelles on a :

  1. Comment acquérir et gérer le dividende démographique ? En effet, l’évolution de la structure par âge de la population nous conduit inexorablement vers la transition démographique. En attendant, il faut gérer une population encore à majorité jeune dans un contexte où la lutte contre la pauvreté ne semble pas produire des résultats à la dimension des attentes avec des systèmes de gouvernance très critiquables. L’erreur à ne pas commettre c’est de penser que les fruits potentiels de ce dividende tels qu’il ressort des études empiriques sous d’autres cieux sont un acquis. On a vite jubilé au sujet des plus-values à tirer des NTIC pour l’accélération du développement en Afrique, de même que l’atteinte du point d’achèvement exigé par les institutions de Breton Wood conduirait à un bon départ pour un développement prodigieux. Les OMD vite approuvés par presque l’ensemble des pays en développement ont très souvent été mis à l’écart dans les programmes de développement et les gaps actuels n’étonnent réellement aucun observateur averti.
  2. L’Afrique peut-elle obéir à une discipline socioéconomique et politique ? Tel que fonctionnent les organisations continentales et sous-régionales, on peut d’emblée répondre non ! Leur autonomie n’est souvent pas assurée, les fragilisant (recours fréquents aux grandes puissances mondiales pour résoudre les problèmes africains, si ce n’est l’abandon pure et simple de ces problèmes aux mains de ces puissances qui interviennent évidemment au grès de leurs intérêts ; parfois pour de simples problèmes d’intendance ces organisations se montrent dépendant de l’extérieur…). Personnalisation du pouvoir et violation des conventions librement signées sont courantes. Elles ne sont pas nouvelles, mais leur niveau élevé à l’heure de la mondialisation constitue un défi qu’il faut relever à tous prix pour garantir sa place dans cet espace Monde. La discipline recherchée inclut la bonne gouvernance qui à elle seule résoudrait bien de problèmes socioéconomiques.
  3. L’évolution dans les questions migratoires : la migration, phénomène aussi vieux que le monde, prend aujourd’hui une tournure quasiment dramatique, une solution africaine n’étant pas à l’ordre du jour pour les dirigeants africains pris dans leurs contradictions internes. Pour esquisser une telle solution, il faut rechercher les grandes causes de cette migration des Africains vers l’Europe en général et c’est là que le piège se referme sur les Africains eux-mêmes, piège duquel l’élite dirigeante ne veut pas s’en sortir malgré les récriminations de la société civile et des observateurs extérieurs. De nombreux Africains perdent la vie en tentant de joindre l’Europe par tous les moyens pour fuir les conditions socioéconomiques et politiques qui règnent dans leurs pays. Une réelle solution sans les Africains est-elle possible ?
  4. Le terrorisme : ce phénomène est désormais inscrit fatalement dans l’agenda africain de développement. Autrefois, on en parlait comme un fléau touchant l’Occident. Sa version islamiste n’épargne plus aucun pays et comme d’habitude l’Afrique a du mal à y apporter une solution originale qui marche sans se tourner vers l’Occident, un lien international se tissant entre les différents groupes islamistes du monde pour asseoir ce mal si possible sur la planète entière. Imposer une unique idéologie religieuse à l’humanité entière, c’est le pari que certains se sont donnés.

Ces quelques exemples comptent parmi les questions émergeantes sur lesquelles doit se pencher sérieusement l’Afrique pour espérer sortir du marasme économique et rendre le continent un lieu où il fait bon vivre pour tous. Les ressources nécessaires sont là, qui doivent être judicieusement exploitées pour améliorer les conditions de vie, pourvu qu’il soit donné à toutes les compétences d’y contribuer selon des règles équitables, seul l’intérêt national/continental étant privilégié. Si tel est le cas, nul doute que les défis lancés çà et là en Afrique seront rapidement relevés. Mais à l’allure où d’énormes contradictions entre les resources (humaines et naturelles) et le développement vécu défient toute logique çà et là sur le continent, aux bas mots il faut dire qu’il faudra attendre assez longtemps pour que la bonne mise en œuvre de ces resources produise les changements escomptés.