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Plus de 7 milliards de personnes dans le monde : et l'Afrique?

Tendances actuelles et attendues

Evolution Pop Afric 1950-2050

Avec plus d'un milliard d'habitants aujourd'hui, l'Afrique pourrait dans l'hypothèse moyenne abriter 2 milliards de personnes en 2040. Dans les années à venir, c’est l’Afrique qui va rester longtemps le moteur de la croissance démographique mondiale. C’est le résultat des progrès de la médecine et des soins améliorés de santé. PRB estime que l’essentiel du surplus démographique futur sera concentré dans 51 pays pauvres de l’Afrique Sub-Sahélienne (PRB’s 2013 World Population Data Sheet). D’où l’impératif de trouver plus d’emplois pour sortir le plus grand nombre du cercle de la pauvreté, puis lui fournir des opportunités socioéconomiques, tout en veillant à la protection de l’environnement.

Aujourd’hui comme hier, la forte fécondité africaine est le premier paramètre de la croissance démographique. Évidemment, tout est vu ici en termes de moyenne, car la situation est très variable d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre. En effet, en Afrique Sub-Sahélienne, les femmes ont en moyenne 5,2 enfants, taille qui atteint 7,6 au Niger. Cela contribue aussi à faire de l’Afrique un continent d’une grande jeunesse, 43% de sa population ayant moins de 15 ans.

Dans ce contexte, les hypothèses pour la projection démographique sont assez larges en ce sens qu’il faut tenir compte de beaucoup de paramètres, notamment socioéconomiques, qui influencent l’évolution par exemple de la fécondité.

Selon PRB, Ghana devrait passer de 26 millions d’habitants en 2013 à 46 millions en 2050, Nigéria de 174 millions à 440 millions, Kenya de 44 millions à 97 millions, la RDC de 71 millions à 182 millions et la Somalie de 10 millions à 27 millions.

Il convient alors, avant de condamner cette situation, de voir comment l’économie se comporte entre temps. Dans l’ensemble, la croissance économique observée ces dernières années est assez satisfaisante. Malheureusement la distribution des richesses reste très inégalitaire.

C’est au cas par cas que l’on peut aller en détail et utiliser les données et connaissances du moment pour mettre à jour les estimations internationales que l’on rencontre souvent dans les différentes sources de données. Un changement de régime politique (chose encore rare en Afrique), une crise ou une catastrophe de grande envergure, une découverte de nouvelles richesses nationales (pétrole par exemple), peuvent faire varier assez subitement les prévisions qui n'en tenaient pas compte. Dans le cas idéal, un observatoire national devrait être mis en place pour réagir à temps à ces possibles changements et éclairer les décideurs politiques et acteurs économiques.


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