Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours)
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La révolution des données : l′Afrique doit s′en saisir pour accélérer son développement socioéconomique !

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Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours) Afrique L′avenir de la population mondiale sera très tributaire de la démographie africaine. La maîtrise de la migration, tant régionale qu′avec le reste du monde, est nécessaire pour le contrôle des tendances actuelles !

  
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L′avenir de la migration (rôle de l′Afrique)

Introduction

On parle de migration internationale dès lors que le pays d'accueil du migrant est différent de son pays d'origine. Les difficultés d'observation relevées dans le cadre des migrations internes s'amplifient dans l'étude des migrations internationales. Les immigrants sont saisis de façon relativement aisée lors des recensements. Mais, compte tenu du non respect des réglementations en matière de migration internationale, certains migrants se trouvent en situation irrégulière vis-à-vis du pays d'accueil et de ce fait se soustraient au tant que possible à toute investigation, ou alors fournissent des informations erronées. Néanmoins, on arrive à avoir une estimation acceptable des étrangers dans un pays donné.

Ici, les catégories des migrants varient beaucoup en fonction des motifs des déplacements : migrations de main-d’œuvre ou migration économique, migrations scolaires... Les réfugiés sont souvent considérés comme une catégorie à part qui se subdivise aussi en sous catégories dont les deux plus importantes sont les réfugiés politiques et les réfugiés pour cause de catastrophe naturelle.

Le peuplement actuel de la terre est le résultat d'un long processus migratoire qui n'a pas encore cessé : peuplement du nouveau monde (Amériques) par les colons européens avec l’apport des noirs africains, l'Afrique du Sud multiraciale, les nouvelles vagues de migration Sud-Nord, etc..

Les conséquences de ces migrations internationales sont plus variées au niveau social, économique et politique, mais les retombées sont quelques fois mitigées. On pense par exemple que dans certains cas, les fonds rapatriés atteignent des montants très grands pouvant servir à des investissements utiles au pays de départ. Ce n'est pas toujours le cas. Ces fonds sont aussi parfois utilisés à des fins qui n'apportent pas une plus value au développement du pays : snobisme, construction des maisons de luxe pour retraite, consommation quotidienne. De plus en plus cependant, certains migrants s’organisent pour concevoir des projets viables qu’ils financent pour leur pays et dans ce cas on a de meilleurs résultats.

Pendant longtemps, les réglementations en matière de restriction à l'immigration internationale n'ont pas été appliquées avec fermeté. Les difficultés économiques des années 80 ont permis de reposer la question sur le statut des migrants internationaux. Au niveau africain, l’élan de xénophobie est de plus en plus présent en dépit des traditions de tolérance et d’accueil, des frontières parfois artificielles issues d’un passé colonial qui a séparé les peuples de même origine, etc. (Nigéria, Gabon, Côte d’Ivoire entre autres). On a encore en mémoire la tragédie des Boat People, et plus récemment encore les drames des migrants africains en situation irrégulière en Europe. Ainsi, les expulsions massives et les exactions parfois commises contre les migrants internationaux prouvent aujourd'hui que la migration internationale sera toujours soumise aux restrictions (contrairement aux migrations internes plus libres), malgré les espoirs du FNUAP pour un monde plus prospère dans lequel la migration internationale serait davantage plus résiduelle du fait que les bonnes conditions d’existence se trouvent presque partout et qu’il ne soit plus nécessaire pour le grand nombre de se déplacer pour mieux vivre ailleurs (FNUAP, État de la population mondiale, 1993).

L’année 2015 offre l’occasion de voir un nouveau visage de la migration internationale : après les drames vécues en mer Méditerranée notamment avec les migrants africains, peu de solutions viables ayant été proposées, c’est l’Europe entière qui s’émeut et évoque des politiques contraignantes pour les Etats membres d’accepter des migrants provenant en majorité du Moyen-Orient (Syrie, mais aussi Erythrée et autres) chez eux sous la base d’un quota ! Évidemment, la proposition fait débats, les États Unis d′Amérique prenant également position.


Voici à ce sujet une analyse de IRIN (en Anglais) :

How the EU's refugee plan stacks up
OXFORD, 9 September 2015 (IRIN) - European Commission President Jean-Claude Juncker called for “bold, concerted action” to manage Europe’s refugee crisis during his State of the Union address today and outlined a raft of measures that member states will need to decide whether to adopt in Brussels on Monday.

Here’s IRIN take on the main proposals:

Relocating 160,000 asylum seekers

In May, when the Commission released its European Agenda on Migration, it proposed triggering an emergency mechanism to deal with sudden influxes of migrants and called on member states to accept 40,000 asylum seekers from Italy and Greece. Coolly received, the proposition was watered down and eventually adopted only as a voluntary scheme. 

In light of ballooning arrivals at EU borders since May, boosted by the increasing number of asylum seekers using the western Balkan route from Greece to Hungary, the new proposal calls for relocating an additional (to the 40,000 in May) 120,000 asylum seekers: 15,600 from Italy, 50,400 from Greece and 54,000 from Hungary. 

The Commission is pushing for the scheme to be mandatory, with the exception of the UK, Ireland and Denmark, which have treaty exemptions on such matters. Other EU members that don’t participate would have to make a financial contribution (equivalent to 0.0002 percent of GDP) towards the efforts of those that do participate.

The public attitude towards migrants, a significant proportion of whom are now more widely recognised as being from war-torn nations like Syria and Afghanistan, has shifted significantly and politicians in many countries are now under pressure from their electorates both to accept more refugees and to help forge an EU-wide solution to the crisis. 

At the same time, consensus on the best course of action remains a long way off. German Chancellor Angel Merkel, whose government has taken in by far the largest number of asylum seekers this year, has warned that the total relocation figure of 160,000 might not be enough. According to the UN’s refugee agency,UNHCR, more than 380,000 migrants and refugees have arrived in Europe via the Mediterranean so far this year, nearly 130,000 in August alone.

Photo: Gordon Welters/UNHCR
Thousands of refugees, mostly Syrians, arrived at Munich central train station on 6 September
Meanwhile, British Prime Minister David Cameron has made it clear his government won’t participate and Hungarian Prime Minister Viktor Orbán remains opposed to any EU-imposed relocation scheme, despite the fact that his country stands to benefit.

But most importantly, it is not clear how it will actually work in practice. The proposal does not deal with the fact that most of the asylum seekers arriving in Italy, Greece and Hungary are relocating themselves as quickly as possible – boarding trains and buses where available, making use of smugglers or simply walking – and heading directly to the states they perceive as most welcoming, primarily Germany and to a lesser extent Austria. How many of the new arrivals will be prepared to wait to be assigned for relocation to a country they may not view as their best option for a better life?

The Commission’s proposal notes that when deciding which member state should take a particular asylum seeker, “account should be given to the specific qualifications and characteristics” such as language skills and family, cultural or social ties that could facilitate integration. But it goes on to say that asylum seekers will not have the right to choose the member state selected for their relocation or the right to move to another member state, and can only appeal a relocation decision if it represents an infringement of their fundamental rights. Asylum seekers who try to leave their designated member state could be forcibly returned there. A permanent mechanism for relocating asylum seekers

This would not replace the much-maligned Dublin Regulation but would “complement” it. Much like the current relocation proposal, it would allow the EU to respond to a crisis by distributing asylum seekers from member states struggling to cope. The important difference is that the mechanism could be activated when needed and would not need to go through the lengthy process of EU Council adoption. Drawing up of a common list of safe countries of origin 

As predicted, the Commission is proposing the adoption of an EU-wide list of safe countries of origin for asylum seekers as an alternative to current national lists that differ from one member state to the next. The list aims to help harmonise the EU’s widely divergent approach to approving asylum requests from various nationalities and to facilitate swifter returns of applicants deemed to be from so-called “safe” countries.  The Commission is suggesting that Albania, Bosnia, Kosovo, Macedonia, Montenegro, Serbia and Turkey could all be included on the common list.

See here for a discussion of why such a list could be problematic, particularly for persecuted minorities in ostensibly “safe” countries. The inclusion of Turkey on the list, a country from which nearly a quarter of asylum applications in the EU were recognised in 2014, is likely to be particularly controversial.

Returning more ‘irregular’ migrants

Current levels of public and political support for refugees may wane if member states don’t start returning a higher proportion of migrants deemed not in need of international protection. In 2014, only about 40 percent of “irregular” migrants were returned to their home countries.

The Commission is recommending increasing the proportion of returns that are voluntary rather than forced (voluntary returns are less expensive and more likely to be successful), but is also pushing for stricterenforcement of EU rules requiring member states to deport irregular migrants who refuse to leave voluntarily. The role of Frontex, the EU’s border agency, in enforcing returns will be ramped up. In particular, member states will be encouraged to make more use of Frontex-coordinated “joint return operations” whereby deportation flights bound for a particular country can pick up returnees in several member states.

Boosting support to external states

The EU has already poured two billion euros into a trust fund to support responses to the Syrian crisis. Much of that funding will go towards making life more bearable for Syrian refugees in neighbouring countries, particularly Turkey, where so-called secondary movements of refugees towards Europe have been on the increase.

In addition, the Commission is proposing the creation of a 1.8-billion-euro Trust Fund for Africa that would focus on promoting stability and economic development in the Sahel, the Horn of Africa and North Africa. 

The quid pro quo for all this financial aid is likely to be an expectation that African states will be more cooperative when it comes to returns of their citizens from Europe, and also in terms of combatting migrant smuggling networks.

ks/ag

Quelques pistes de réflexion

La migration va encore nécessiter beaucoup de recherches pour saisir toutes ses dimensions essentiellement évolutives. Du fait des mutations non toujours prévisibles dans ce phénomène, il restera encore longtemps conjoncturel, les projections et perspectives en la matière étant des moins précises, avec des modèles difficiles à établir. Migrations de travail, scolaire, liée aux catastrophes diverses, réfugiés etc. doivent être reconsidérées en fonction du contexte, des motivations dans l′espace mondialisé et les changements de comportement à la fois dans les pays de départ et des dans les pays d′arrivée.

Une question à considérer par exemple est celle des mariages interraciaux. Mêmes certains parents africains qui exigent que les enfants se marient exclusivement avec les personnes de la même ethnie finalement approuvent les mariages interraciaux. Cette évolution vient après celle portant sur l′exigence des jeunes formés à l′étranger de rentrer au pays natal, exigence formulée autrefois à la fois par les pouvoirs publics (contribution au développement national) et les parents (nécessité de voir leurs enfants auprès d′eux). De nombreux parents aujourd′hui non seulement ne sont pas offusqués à l′idée que leurs enfants d′installent après leurs études à l′étranger, mais certains les encouragent à le faire pour espérer de meilleures retombées grâce aux revenus plus alléchants espérés à l′extérieur. Dans la même lancée, les horizons de migrations s′élargissent avec des conditions de déplacement variables en fonction des pays, des motifs, etc..

Plusieurs programmes internationaux travaillent sur la migration en général. Mais l′accent doit être mis sur le cas des pays africains pauvres, victimes de la mauvaise gouvernance et s′une démocratie qui ne laisse pas vraiment place à tous les droits de l′Homme, avec une grande jeunesse pas toujours bien formée, sans avenir clair et ouvert aux attraits parfois trompeurs de l′eldorado qui prévaudrait à l′étranger et alors prêts à tout sacrifier (y compris leur vie) pour y accéder. Pour les migrants diplômés et bien formés, certains, en fonction de leurs profils sont même recherchés et de ce fait se déplacent en toute légalité.

Ainsi, la migration africaine ne se satisfera pas de quelques volumes (migrants par destination, retombées financières dans les pays de départ), mais exigera davantage de recherches pour maîtriser le phénomène dans l′avenir. Les Nations Unies dans le nouveau programme de développement ont déjà pensé intégrer la migration comme un des objectifs du développement durable (post-2015).

Les recherches en cours

Plusieurs institutions ont leur centre d′intérêt axé sur la migration. À titre illustratif, vous pouvez consulter GCIM dont les préoccupations de recherche sont portées par huit projets d′étendue générale, mais mettant en exergue l′aspect genre. Ces projets examinent un ensemble de situations, problèmes et dilemmes autour de la migration internationale ; puis évaluent les projets en cours, en suggérant des politiques alternatives en tant de besoin.

Vous y trouverez en particulier les détails sur les huit thèmes de recherche suivants :

  • Premier projet thématique : Les migrants sur le marché global du travail ;
  • Second projet thématique : Migration internationale, croissance économique, développement et réduction de la pauvreté ;
  • Troisième projet thématique : Migration illégale, sécurité de l′État et sécurité humaine ;
  • Quatrième projet thématique : Les migrants dans la société : diversité et cohésion ;
  • Cinquième projet thématique : Migration internationale et droits humains ;
  • Sixième projet thématique : Migration internationale et santé ;
  • Septième projet thématique : Plan légal et normatif pour la migration internationale ;
  • Huitième projet thématique : Gouvernance de la migration internationale : procédures, mécanisme et institutions.

Les études régionales incluent les régions (en partie ou totalement) africaines suivantes : Sud de l′Afrique, Afrique de l′Ouest et, Méditerranée et Moyen Orient. La question difficile des perspectives migratoires figure aussi en bonne place dans les recherches en cours.

Il y a aussi l′ICMPD (International Centre for Migration Policy Development), une ONG œuvrant dans les domaines liés à la migration, fondée en 1993. Initialement préoccupée par l′Europe, ses activités aujourd′hui s′étendent sur pratiquement le monde entier et donc l′Afrique aussi. Elle fournit à ses partenaires connaissance approfondie et expérience sur la migration à travers trois piliers principaux que sont la recherche, le renforcement des capacités et dialogue sur les questions migratoires. Ces connaissances et expérience portent essentiellement sur les sujets suivants : migration illégale et de retour, trafic humain, gestion des frontières et la question des visas, asile, migration et développement, et migration illégale et intégration. Son site est ICMPD et son siège est à Vienne.

L′Office International des Migration quant à lui rassemble au mieux les informations sur les migrants internationaux, se servant plus de la base des données de la Banque Mondiale. Un logiciel adapté fournit de façon interactive sur un graphique les migrants d′un pays donné par origine (migrants y vivant ou migrants y entrant). Évidemment, c′est assez schématique et les pays d′origine ne sont considérés que lorsque les migrants qui y sont issus atteignent un certain seuil. Vous pouvez le visualiser en allant sur son site Migrants selon IOM. En septembre 2014, les données utilisées sont encore celles de 2010.





Flash Infos

Demography: the scientific study of population

In its simplest definition, demography is the scientific study of human populations. According to Landry (1945),
the term, demography, was first used by the Belgian statistician, Achille Guillard, in his 1855 publication:
Éléments de statistique humaine, ou démographie comparée. However, John Graunt’s Natural and Political
Observations Mentioned in a Following Index, and Made Upon the Bills of Mortality, published in 1662 in London,
is generally acknowledged to be the first published study in the field of demography.


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