Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours)
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La révolution des données : l′Afrique doit s′en saisir pour accélérer son développement socioéconomique !




Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours) Afrique L′avenir de la population mondiale sera très tributaire de la démographie africaine. La fécondité apparaît comme le grand moteur qui fera toute la différence !

  
Principales rubriques L′Afrique dans le monde Principales sources d‘information sur la démographie africaine

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Plus de 7 milliards d‘humains à gérer

Nouvelles formes migratoires

La fécondité baisse-t-elle vraiment en Afrique ?

Vieillissement de la population africaine :
est-ce pour bientôt?

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La révolution des données : les outils d’analyse

Recensements de la décennie 2010 en Afrique

Les dernières EDS en Afrique

La fécondité en Afrique

Depuis 1950, la fécondité baisse régulièrement en Afrique. Cette baisse accentuée dans les années 1980 s’est quelque peu ralentie au voisinage des années 2000. Faut-il voir ici l’impact de la crise économique qui a aggravé la pauvreté qui naturellement rime avec la forte natalité ? La tendance moyenne estimée prévoit plus de 3 enfants par femme en l’an 2050.

Cette tendance baissière est très portée par les Afriques australe et du Nord (politique de population mieux orientée vers cet objectif, un bon développement économique en appui). L’Afrique australe en particulier s’achemine en moyenne vers un nombre d’enfants par femme inférieur à 2 à l’horizon 2050, contrairement à presque 4 en Afrique de l’Ouest. Dans le groupe à forte fécondité, outre l’Ouest à la tendance toujours en hausse, 2 autres régions méritent d’être commentées : l’Afrique de l’Est qui a réussi une baisse exceptionnellement rapide depuis les années 1950 et l’Afrique centrale qui a maintenu une importante hausse jusqu’au début des années 1990 avant d’amorcer une baisse régulière. Dans cette dernière région, la politique de contrôle des naissances n’a pas eu la même facilité d’application d’en Afrique du Nord par exemple, et ne s’est vulgarisée que pendant la période des ajustements structurels sous la houlette des institutions internationales.

En gros il apparaît que l’Afrique Subsaharienne s’oppose à l’Afrique du Nord du point de vue du comportement fécond. Les estimations commentées ici sont issues de World Population Prospects "United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division (2013). World Population Prospects: The 2012 Revision, DVD Edition".


Descendance finale en Afrique

L’écart entre les fécondités africaine et mondiale est resté longtemps élevé. Cet écart, mesuré en terme de différence entre le nombre moyen d’enfants par femme en Afrique et dans le monde, était de 1,6 dans les années 1950, puis de 2,7 dans les années 1970, 80 et même 90, une baisse significative n’étant observée que dans les années 2010 (projetée à 1,9 pour 2017-2018). En faisant abstraction de la mortalité, il devient évident que l’Afrique est pour beaucoup dans la croissance de la population mondiale, rôle qui va perdurer encore longtemps.

Nombre moyen d′enfants par femme en Afrique

Ce qui suit ne porte pas spécifiquement sur l’Afrique. Ce sont quelques informations tirées du site données sur la fécondité et qui peuvent inspirer le lecteur sur quelques questions connexes à la fécondité. L’espace concerné est la France pour l’essentiel. C’est à titre illustratif et venant de Wikipedia, peut être librement critiqué et amendé.


Pour l′espèce humaine, on distingue plusieurs situations :

  • On appelle avortement provoqué l′interruption volontaire d′une grossesse chez une femme par intervention humaine.
    • Lorsqu′il est motivé par des raisons médicales, soit parce que la poursuite de la grossesse serait dangereuse pour la santé de la mère, soit parce que le fœtus (ou l′embryon) est atteint de malformations, ou d′une maladie grave et incurable, on parle d′interruption médicale ou thérapeutique de grossesse (IMG).
    • Lorsqu′il est décidé pour des raisons non médicales, dans un cadre légal, on parle d′interruption volontaire de grossesse (IVG).
    • Lorsqu′il est pratiqué en dehors des conditions fixées par la loi, on parle d′avortement clandestin.
  • On appelle fausse couche un avortement spontané,c′est-à-dire l′interruption naturelle ou accidentelle de la grossesse avant 22 semaines d′aménorrhée (ou pour un fœtus de moins de 500 g, selon l′OMS) ; au delà de cette limite, on parle d′accouchement prématuré.

L′avortement est l′« interruption, volontaire (IVG ou IMG) ou non, d’une grossesse (gestation) avant terme ».

L′avortement fait généralement l′objet d′une législation. Les spécificités les plus en vue sont : l’incrimination pénale, le droit des femmes, le commerce, la sélection des espèces…

Avortement et incrimination pénale

Face au fœtus en danger de mort, on évoque le Droit à la vie, sa personnalité juridique, et même la question de l’assassinat. Certaines juridictions européennes sont bien outillées pour cela (Droit à la vie, Conception, Vie, Personnalité juridique et Assassinat).

La Déclaration universelle des droits de l′homme dispose du droit à la vie en son article 3 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » La Déclaration Universelle des Droits de l′Homme dispose encore, dans son article 5 que « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Dans le droit moderne, la solution est généralement que le nouveau-né n′acquiert sa personnalité juridique qu′à la naissance. Avant sa naissance, il n′est donc pas une personne. C′est un « objet juridique » éventuellement porteur de droits privés ou publics. C′est pour cette raison que la Cour de cassation en France a rejeté à deux reprises la qualification d′homicide (qui suppose la mort d′une personne humaine) quand un embryon meurt à la suite d′un accident. Inversement, pour la Cour de cassation, « le code civil ne subordonne l’établissement d’un acte [de naissance] d’enfant sans vie ni au poids du fœtus, ni à la durée de la grossesse ».

L′absence de personnalité juridique ne signifie pas une absence de protection et, le plus souvent (comme c′est encore le cas en droit français), la loi part, historiquement, du principe de la protection de l′embryon dès l′instant de la conception. Cette protection s′accompagne alors de sanctions pénales contre « quiconque aura procuré l′avortement d′une femme enceinte, soit qu′elle y ait consenti ou non », et généralement « la même peine sera prononcée contre la femme qui aura consenti » (code pénal français de 1791, art. 317). Par rapport à ce principe initial, l′avortement thérapeutique (parallèle à une situation de légitime défense) n′est cependant pas poursuivi en pratique, mais sans être explicitement autorisé.

  • La libéralisation de l′avortement (limité à un certain avancement de la grossesse) résulte initialement de la prise en compte de la situation de « la femme enceinte que son état place dans une situation de détresse » (art. 317-1). Il conduit à une « dépénalisation », c’est-à-dire que la situation de détresse est considérée comme un mal objectif, plus grave que la fin de la grossesse, et que la société ne doit pas sanctionner l′acte qui y met fin.
  • La notion de « droit à l′avortement », en revanche, va plus loin. Elle revient à considérer que l′embryon n′a pas à bénéficier d′une protection particulière, parce que la femme enceinte doit pouvoir choisir en toute liberté de conduire ou non à terme sa grossesse, sans avoir à justifier de ses raisons.

Le droit français dispose que l′enfant à naître doit être considéré comme né chaque fois que cela va dans son intérêt, ce qui constitue un empêchement à la reconnaissance d′un tel droit, alors que la première approche semble plus compatible.

Avortement et droits des femmes

Articles détaillés : Libre disposition de soi, Droits des femmes et Contraception.

Avortement et sélection des individus

Articles détaillés : Orthogénie, Eugénisme et Déficit de femmes.

Économie de l′avortement

En avril 2005, le journal The Observer rapporte un trafic illégal de fœtus, y compris de fœtus de plus de 12 semaines, en provenance d′Ukraine et à destination de la Russie, où leurs cellules sont utilisées par des salons de beauté afin d′offrir des traitements cosmétiques illégaux, scientifiquement douteux, et même dangereux, à de riches clients en quête de cures de jouvence. Le journal soupçonne les trafiquants de payer les femmes ukrainiennes 100 livres sterling afin de consentir à avorter et donner leur accord pour l′utilisation du fœtus par des instituts publics de recherche. Mais d′après la police ukrainienne, ces instituts sont gangrénés par la corruption et revendent ensuite les fœtus, pour 5 000 livres, à des cliniques privées, notamment moscovites, où sont pratiqués ces traitements. Certains médecins paieraient même les femmes ou les tromperaient pour les convaincre de repousser la date de leur avortement, les fœtus tardifs étant particulièrement prisés. D′après le ministère russe de la santé, sur 41 cliniques moscovites offrant des traitements à base de cellules souches, 37 seraient hors-la loi.

En août 2006, le Daily Mail confirme ce trafic, en provenance d′Ukraine et de Géorgie, vers la Russie, la République dominicaine et la Barbade, centres de tourisme médical pour de nombreux Britanniques et Américains aisés qui viennent s′affranchir des dispositions éthiques interdisant de tels traitements dans leurs pays. Les femmes seraient payées 200 dollars américains pour avorter lorsque leur fœtus atteint entre 8 et 12 semaines.

Législations par zone géographique

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a5/Abortion_Laws.svg/300px-Abortion_Laws.svg.png

État des lois sur l′interruption volontaire de grossesse

  •      Légal sur demande
  •      Légal en cas de viols, de risques pour la vie de la mère, maladies mentales, facteurs socio-économiques ou malformations fœtales
  •      (Légal pour) ou (illégal sauf pour) les viols, risques vitaux, malformations ou maladies mentales
  •      Illégal, avec exceptions pour le viol, risques vitaux, maladies mentales
  •      Illégal, avec exceptions pour risques vitaux ou maladies mentales
  •      Illégal, sans exception
  •      Variable selon les régions
  •      Non renseigné

L′avortement volontaire est une notion fort ancienne. Ainsi il fait mention de son interdiction de la pratiquer dans le serment d′Hippocrate originel.

Actuellement dans les pays occidentaux, la tendance générale est en faveur du droit à l′interruption volontaire de grossesse. Il est remarqué a contrario que dans les pays en voie de développement, l′interruption volontaire de grossesse est en général interdite.

Cependant, les sources sont généralement parcellaires et obsolètes. Le dernier projet officiel et complet de recensement de l’État des légalisations dans le monde est celui du département des affaires économiques et sociales de l′Organisation des Nations unies (ONU) publié en 2001 (voire) ou aussi. Celui-ci est basé sur un questionnaire complet adressé à chaque État. Ce projet a fait l′objet d′une mise à jour en 2011, (autre référence).

Par la suite, un article nommé « Developments in Laws on Induced Abortion: 1998–2007 » a été publié dans une revue en 2008. Cet article indique que la méthode de mise à jour consiste en la consultation des sites internet officiels. Deux autres initiatives mais privées sont à signaler. L′initiative du « Center for Reproductive Rights » (trad. : centre pour les droits reproductifs), initiative pro-choix nommée « The World′s Abortion Laws ». Ainsi que l′initiative d′un site pro-vie nommée « Avortementivg.com : et si on y réfléchissait ? ».

De manière générale, on peut remarquer que l′avortement est liée à la notion locale de droit à la vie, qui selon les régions peut correspondre à une assimilation de l′avortement au meurtre ou conduit à entourer l′avortement d′entretiens psychologiques et de formalités diverses, destinées à assurer que l′avortement demandé n′est pas « de simple convenance ». En pratique, ce filtre s’amenuise avec le temps. L′avortement, autrefois récriminé devient petit à petit assisté psychologiquement et socialement en fonction des normes des conseillers.

Comme on peut le voir en comparant la carte mondiale et la carte régionale, l′Afrique est l′une des zones les plus restrictives en matière d′avortement. La zone est dominée par une illégalité de l′avortement avec l′exception de la Tunisie, du Cap-Vert et de l′Afrique du Sud.

Afrique du Sud

En Afrique du Sud, l′avortement est aujourd′hui légal.

Jusqu′en 1975, l′avortement était réalisé sous l′empire de la loi des Pays-Bas qui autorisait l′avortement uniquement au cas où la continuation de la grossesse risquait de provoquer la mort de la femme. Cependant, cette condition était largement interprétée par les médecins qui pratiquait l′avortement sans risque de poursuite judiciaire.

Depuis 1975, une loi spécifique à l′Afrique du Sud permet l′avortement. Cette loi nommée « The Abortion and Sterilization Act of 1975 » (Act No. 2 of 1975) élargit les conditions permettant l′avortement.

Une nouvelle loi est actuellement en vigueur, depuis 1996. Cette loi nommée « The Choice on Termination of Pregnancy Act, 1996 » (Act No. 92 of 1996) a été modifiée dernièrement en 2008 et permet l′avortement sous conditions sans délais.

 

Dans les 3 premiers mois de la grossesse, il peut être mis fin à la grossesse sur simple demande.

Jusqu’au 5e mois de grossesse, avec l′accord du médecin est nécessaire avec en plus certaines conditions. Les conditions alternatives sont les suivantes :

i) la grossesse provoque un risque de dommage physique ou mental à la femme enceinte,

ii) il existe un risque important que le fœtus soit atteint de grave handicap physique ou mental,

iii) la grossesse résulte d′un viol ou d′inceste,

iv) la continuation de la grossesse risque d′affecter de manière importante les conditions de vie économiques ou sociales de la femme.

Au delà du 5e mois, il faut l′avis conforme d′une sage-femme que :

i) la grossesse met en danger la vie de la femme,

ii) le fœtus est atteint d′une grave malformation,

iii) le fœtus risque d′être blessé.

Maroc

Au Maroc, seul est autorisé l’avortement dit « thérapeutique », au nom de la santé de la mère. Le Code pénal prévoit jusqu’à 2 ans de prison pour une femme qui se fait avorter, de 1 à 5 ans pour quiconque pratique un avortement sur autrui, de 10 à 20 ans s’il y a décès de la patiente et jusqu’à 30 s’il y a récidive. La pilule du lendemain a été autorisée en 2008. Huit cents Marocaines se font avorter chaque jour. 13 % des cas de mortalité maternelle marocaine sont liés à l’avortement et 35 % des Marocaines âgées de 15 à 49 ans y ont eu recours au moins une fois.

Tunisie

L′avortement en Tunisie est légal sous conditions d′après l′article 214 du code pénal tunisien issu de la loi no 73-2 du 26 septembre 1973T 3

Il doit intervenir dans les trois premiers mois de grossesse, doit être obligatoirement pratiquée par un médecin et se dérouler en milieu médical (hôpital ou clinique agrée).

Cependant, d′après le rapport de l′ONU, il est souvent difficile pour une femme de se faire légalement avorter. Les études montrent que les femmes sont généralement mal informées sur le sujet et que les auto-avortements illégaux sont en nombre important.

Lois sur l′IVG en Afrique


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Flash Infos

Demography: the scientific study of population

In its simplest definition, demography is the scientific study of human populations. According to Landry (1945),
the term, demography, was first used by the Belgian statistician, Achille Guillard, in his 1855 publication:
Éléments de statistique humaine, ou démographie comparée. However, John Graunt’s Natural and Political
Observations Mentioned in a Following Index, and Made Upon the Bills of Mortality, published in 1662 in London,
is generally acknowledged to be the first published study in the field of demography.