Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours)
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La révolution des données : l′Afrique doit s′en saisir pour accélérer son développement socioéconomique !




Population et Développement en Afrique : Indicateurs essentiels (Comprendre les évolutions en cours) Afrique L′avenir de la population mondiale sera très tributaire de la démographie africaine !
Cette croissance aujourd′hui est encore assez significative et peut être visualisée en temps réel. Mais attention : il ne s′agit ici que d′une illustration à travers des données qui comprennent une certaine marge d′erreurs somme toute acceptable ! Pour voir, cliquez ici.
  
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Problèmes démographiques régionaux


Si l’on ne prend on compte que la fécondité qui est actuellement l’un des éléments importants de la dynamique démographique en Afrique, son niveau est sa tendance varient d’une région à l’autre. Même si les corrélations ne sont pas évidentes de façon absolue, on ne peut pas ignorer les environnements social, économique et politique dans lequels on évolue et qui d’une façon ou d’une autre peuvent influencer les tendances observées. Plusieurs études parlent de « fenêtre d’opportunité démographique » ou de « dividende démographique » capables de contribuer à la réduction de la pauvreté.


Avec la fin prochaine des OMD aux résultats pour le moins mitigés, il faut aujourd’hui, région par région, voire pays par pays, s’accorder sur les véritables leviers démographiques et économiques nécessaires pour atteindre le développement durable attendu. Que la forte jeunesse et la forte fécondité soient un frein ou un appoint pour le développement dépend des politiques socioéconomiques réellement menées. La démocratie, la bonne gouvernance et notamment la réduction de la corruption et du népotisme au profit de la bonne utilisation de toutes les compétences nationales, ainsi que les questions sécuritaires dont le terrorisme s’invitent forcément au débat ! Baisser la fécondité pour promouvoir l’économie ou au contraire accélérer la croissance économique pour réduire la fécondité  : quelle voie suivre ? Pourquoi ne pas promouvoir les deux phénomènes concomitamment, ce qui aura pour effet de voir la transition démographique se dessiner rapidement accompagnée des facteurs sociaux tels que : urbanisation, amélioration de la santé, meilleure scolarisation, etc. ?
Comme on l′a souligné par ailleurs, les évolutions pays par pays ne sont guère similaires. Il n′y a donc aucune raison que les contextes régionaux se ressemblent au point que l′on puisse évoquer une certaine uniformité. En revanche, il y a des facteurs favorisants ou au contraire contraignants : enclavement, proximité avec l′Europe, sécheresse, forte pluviométrie, etc..


De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer le panafricanisme. Les regroupements régionaux, voire continentaux semblent une option choisie çà et là pour un mieux-être des peuples. L’idée du panafricanisme, bien qu’il faille encore lui assigner un contenu plus clair, n’est pas nouvelle. Au-delà des personnalités qui l’ont soulevé, on a mis en place des structures en même de le traduire en acte : OUA, NEPAD, UA, etc. mais pour quels résultats ?

Parmi les 14 objectifs de l’UA, seuls 2 suggèrent assez modestement la recherche d’un continent au peuple uni : (a) réaliser une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d’Afrique ; et (c) accélérer l’intégration politique et socio-économique du continent.

Quant aux principes, deux sur 16 peuvent évoquer l’union : (d) Mise en place d’une politique de défense commune pour le continent africain ; (k) Promotion de l’autodépendance collective, dans le cadre de l’Union.

Parmi les organes, il n’y en a pas qui s’occupe véritablement du processus de dépassement des divisions géographiques du continent pour aller vers un panafricanisme réel.


Ainsi, aussi bien au niveau des états que des institutions continentales, peu d’études sont menées sur le sujet Population/Développement. On compte peu de travaux de recherche et d’analyses sur les facteurs qui ont contribué au progrès vers la réalisation des buts et objectifs du Programme d’action de la CIPD, ou qui ont empêché ce progrès. On peut évoquer des insuffisances diverses bien réelles face à un continent dont la population active occupe une place de plus en plus prépondérante au plan planétaire, mais quelles sont les répercussions de cette croissance sur le développement social, l’environnement, les changements climatiques, la santé en matière de procréation et l’égalité des sexes, etc.. A la vérité, l’Afrique va encore peiner longtemps à trouver sa voie dans le concert des nations, car le système qui a conduit les micros états à se mettre en place n’a donné aucune place à une concertation pour le bien-être commun : avec la gouvernance en place, rares sont les pays qui utilisent rationnellement leurs ressources tant naturelles qu’humaines. Les flux migratoires d’aujourd’hui des Africains vers l’Occident en dépit de tous les dangers et rejets en est une bonne illustration qui du reste n’émeut pas véritablement les dirigeants africains dans leur ensemble. Si donc on a du mal à instaurer la concertation franche entre élites du même pays pour en tirer la meilleure stratégie de développement, on peut imaginer la difficulté qu’il y aura à négocier la même concertation au niveau régional, voire continental. Alors malgré l’immense ressource humaine (exilée pour une bonne part ou alors mal ou non employée à l’intérieur) et le potentiel économique élevé (sol, sous-sol, faune, flore, sources d’énergie propre variées, etc.), l’Afrique va continuer à être l’enfant pauvre du monde toujours entrain d’attendre que les autres s’occupent de leur sort, incapable de s’approprier ce qu’on lui donne et encore moins d’inventer une voie idoine pour un développement plus adapté au contexte local et dans un environnement compétitif.

Au finish, tous les programmes et projets ont une composante financière dont l’efficacité et l’efficience reposent sur la bonne gouvernance qui fait défaut dans la majorité des institutions africaines, notamment chez les classes gouvernantes. De temps en temps, les révélations sur les sommes détenues dans les banques occidentales par les hauts commis africains de l’état dévoilent des montants étrangement supérieurs aux prêts que les Etats contractent avec peine auprès des bailleurs de fonds ! Généralement, ces révélations finissent par n’avoir aucun impact car aucune action n’est alors engagée pour y voir clair et prendre les mesures qui s’imposent afin que leurs propriétaires justifient les origines de tels fonds, le cas échéant que des mesures de restitutions soient engagées. Bien au contraire, les mêmes personnes continuent de gérer dans la gabégie les ressources nationales, d’où le cercle vicieux d’appauvrissement des peuples. Quelles leçons a-t-on tirées des résultats mitigés des PAS et des grands écarts dans l’atteinte des OMD entre autres ?. Peut-on alors être optimiste quant aux bénéfices possibles, ou plutôt hypothétiques du dividende démographique ? Les défis sont pourtant nombreux : emplois pour les nombreux jeunes dont il faut assurer une formation adaptée aux contextes nationaux et international, maîtrise du développement durable (conservation de l’environnement en particulier), inclusion des minorités (meilleure prise en compte du genre, populations marginalisées, croissance anarchique de certains espaces urbains…), celulles de veille pour anticiper sur les éventuelles crises (poches d’appauvrissement, radicalisation idéologique, veille sanitaire…). Un réel développement endogène doit s’amorcer en Afrique, l’appui de la communauté internationale ne venant que comme un appoint, et ceci est tout à fait possible.

Le contexte évolue doucement mais sûrement. Des années 60 où la dictature sous le système de parti unique s’est imposée à tous les nouveaux états indépendants d’Afrique, l’exigence de la démocratie a vu le jour et malgré les multiples tentatives de sa déformation pour l’adapter au grès des individus et non dans le sens d’une institution forte et bénéfique pour tous, la jeunesse africaine réussit peu à peu à remettre les pendules à l’heure à l’instar des cas du Sénégal et du Burkina Faso. Les résistances sont encore prégnantes çà et là et il faut aussi que la jeunesse ne demeure pas uniquement au stade du régulateur social, mais s’implique plus politiquement. C’est aussi là une question démographique, car cette tranche de la population statistiquement très représentative et dynamique peut impulser une nouvelle dynamique socioéconomique à l’Afrique. Ainsi les questions démographiques ne se posent pas en marge des autres questions sociales, politiques et économiques.




Flash Infos

Demography: the scientific study of population

In its simplest definition, demography is the scientific study of human populations. According to Landry (1945),
the term, demography, was first used by the Belgian statistician, Achille Guillard, in his 1855 publication:
Éléments de statistique humaine, ou démographie comparée. However, John Graunt′s Natural and Political
Observations Mentioned in a Following Index, and Made Upon the Bills of Mortality, published in 1662 in London,
is generally acknowledged to be the first published study in the field of demography.